1980 - 1989

80 81 82 83 84 85 86 87 88 89

1980 - janvier

Population... 1 335

Clôture de l'année de l'enfant à l'école de St-Léon...

Les parents étaient juges des posters Les parents étaient juges des posters

Un groupe de parents de St-Léon, membres de diverses associations de la paroisse, ont eu l'excellente idée de préparer une fête pour les enfants en collaboration avec le personnel de l'école.

Quelques uns des 250 invités au dîner Quelques uns des 250 invités au dîner

Ce groupe de bénévoles était composé de Mmes Adèle Bérubé, Ginette Boulianne, Solange Brousseau, Denise Fournier, Maria Guay, Jeanne Lapointe et Germaine Lavoie. Ce groupe était bien secondé par Sr. Monique Rioux qui est animatrice en pastorale.

Il ne fut pas facile d'organiser des activités qui tiennent compte de la période de Noël, de la fin de l'année de l'enfant, de la participation des parents.

Monsieur l'abbé Charles-Aimé Langlois présidant la célébration Monsieur l'abbé Charles-Aimé Langlois présidant la célébration

La collaboration du personnel de l'Ecole étant acquise, la journée débuta par la visite des parents dans les classes. Le travail avec les enfants et les échanges parents-professeur étudiants débutèrent à 9h00 pour se continuer jusqu'à 11h00.

Cette visite fut suivie d'une célébration regroupant les 140 enfants de l'école ainsi que de nombreux parents. Elle était présidée par Monsieur l'abbé Charles-Aimé Langlois, curé de la paroisse.

M. Jean-Marc Simard, directeur de la Caisse Populaire, remet la plaque souvenir au garçon et à la fille de l'année soient Alain Fournier et Louise Michaud M. Jean-Marc Simard, directeur de la Caisse Populaire, remet la plaque souvenir au garçon et à la fille de l'année soient Alain Fournier et Louise Michaud

Le comité organisateur, assisté de plus de dix autres bénévoles avait préparé une magnifique table à laquelle plus de 250 parents, enfants et invités prirent un excellent dîner.

L'après-midi se termina par des jeux auxquels tous les gars et les filles ont pu participer.

M. Euloge Laplante, maire de Saint-Léon, remet à Manon Michaud et Raynald St-Laurent, la plaque qui demeurera à l'école M. Euloge Laplante, maire de Saint-Léon, remet à Manon Michaud et Raynald St-Laurent, la plaque qui demeurera à l'école

Une magnifique plaque perpétuera le souvenir de l'année 79 et de la fête. Offerte par la Corporation Municipale, elle demeurera à l'école en y occupant une place de choix.

En plus de la Municipalité qui a contribué financièrement pour un montant de $200, et la Caisse Populaire pour $100, cinq autres organismes ont permis de profiter d'un budget de $500. Ce sont les Dames de l'A.F.E.A.S., les Fermières, le comité de Liturgie, le Comité des Loisirs et le Comité d'Ecole.

Mme Adèle Bérubé, présidente des Dames de l'AFEAS, remet un souvenir à Nathalie Gagnon, gagnante (4e année) du concours de poster Mme Adèle Bérubé, présidente des Dames de l'AFEAS, remet un souvenir à Nathalie Gagnon, gagnante (4e année) du concours de poster

Aux dires de plusieurs professeurs et parents, cette fête fut un succès et la présence des parents prouve que ceux-ci sont prêts à se rendre à l'école si l'invitation présente un certain intérêt peureux.

 

1980 - janvier

Pertes de $150,000 à la scierie de St-Léon...

M. Jean-Luc Richard, vice-président de la Compagnie Forestière de St-Léon-le-Grand, a fait savoir la semaine dernière que la scierie de St-Léon avait dernièrement été obligé de cesser ses opérations, pour environ deux mois, en raison d'un incendie qui a dernièrement tout détruit le système électrique intérieur de l'usine, occasionnent des pertes d'environ $150,000.

Cet incendie, d'origine inconnue, est semble-t-il survenu dans la nuit du 12 au 13 janvier dernier. Le tout aurait pris naissance dans une table de transfert et la chaleur dégagée par cette pièce a été si intense que tout le système électrique, fils, boîtes de courant et autre servant à l'opération de l'usine, a été rendu inutilisable.

Au cours des semaines qui viennent, a dit M. Richard on procédera au nettoyage de l'usine et à la mise en place d'un nouveau' système électrique à l'intérieur de celle-ci.

Enfin, en plus d'occasionner des pertes de quelque $150,000, ce fâcheux incendie, qui n'a fait aucun blessé, a entraîné la mise à pied de 45 travailleurs qui, selon M. Richard, devraient retrouver leur emploi à la fin de mars 1980, avec la remise en opération de la scierie. B. Bergeron

 

1980 - octobre

Tous les actionnaires acceptent la proposition de Rexfor.

Tous les actionnaires de la compagnie forestière de St-Léon-le-Grand qui sont au nombre de 74, ont récemment accepté la proposition de la Société d'Etat Rexfor, soit que celle-ci se porte acquéreur de 100% des actions de la dite compagnie, au montant de la valeur nominale de $100 par action.

Voilà ce qu'à confirmé la semaine dernière, M. Jean-Luc Richard, vice-président de la compagnie forestière de St-Léon.

Rappelons que cette même proposition de Rexfor avait été entérinée par le conseil d'administration de l'entreprise, lors de l'assemblée générale annuelle qui se tenait à St-Léon au début de septembre.

M. Richard a précisé que les dirigeants de la compagnie n'ont pas eu d'autre choix que d'accepter l'offre de Rexfor, car, a-t-il dit, il était devenu impossible pour de petits investisseurs d'assurer la bonne marche d'une entreprise, comme la scierie de St-Léon, qui nécessite un fonds de roulement annuel d'environ $1 million.

Problèmes financiers

De plus, M. Richard n'a pas caché que la passation des actions aux mains de Rexfor s'avérait comme le choix le plus avantageux, compte tenu des conditions actuelles, ce dernier faisant allusion à la baisse du marché du bois, aux taux d'intérêt élevés et aux nombreux problèmes financiers auxquels ont dû faire face les dirigeants de l'usine de St-Léon au cours des trois dernières années.

Par ailleurs, interrogé en marge des raisons qui auraient motivé Rexfor à acheter toutes les actions de l'entreprise de St-Léon, on note l'avantage pour une Société d'Etat de ce type de ne pas payer d'impôt, ni au fédéral ni au provincial, et la volonté de consolider l'industrie du sciage au niveau de la Vallée de la Matapédia.

Les ententes finales entre les dirigeants de la compagnie forestière de St-Léon-le-Grand et Rexfor devraient être conclues au cours des semaines qui viennent.

Rappelons que la scierie de St-Léon procure de l'emploi à 40 personnes à l'usine et à 75 autres en forêt. B. Bergeron

 

1980 - novembre

Rexfor s'implique pour $1.9 millions à Saint-Léon.

La scierie de St-Léon-le-Grand, qui est fermée depuis avril dernier, devrait être en mesure de reprendre ses opérations au début de janvier 1981.

Voilà ce qu'a fait savoir la semaine dernière M. Maurice Moore, vice-président du domaine industriel à la Société Rexfor.

«On va faire en sorte de réouvrir l'usine dans les plus brefs délais; si cela est possible, on commencera à opérer d'ici la fin de décembre sinon, cela ira au début de janvier 1981», a lancé M. Moore.

Rappelons que c'est à la suite de l'accord donné par le Conseil des Ministres, mercredi dernier a Québec, que Rexfor sera en mesure, au cours des semaines qui viennent, de venir s'impliquer dans le domaine de l'industrie du sciage à St-Léon-le-Grand.

$1.9 million

Lors de sa réunion tenue le 19 novembre dernier, le Conseil des Ministres a autorisé Rexfor à créer une filiale pour acheter et opérer les actifs de la Compagnie Forestière St-Léon-le-Grand et d'investir à cet endroit une somme d'environ $1.9 million qui sera répartie sous forme de prêts et de capital-actions.

Autres étapes

M. Moore a tenu à préciser que d'ici la réouverture de l'usine de sciage de St-Léon, d'autres étapes restent à franchir, soient la préparation des conventions d'achat de la scierie, la vérification des états financiers de la Compagnie Forestière St-Léon-le-Grand et le paiement des créanciers. Une fois cela fait, a poursuivi M. Moore, -on procédera à l'ouverture de la scierie.

Pour débuter, M. Moore a indique que, dans le but de s'assurer que la machinerie et l'usine sont en bonne condition, on fonctionnera sur un quart de huit heures avec la machinerie déjà existante et il a ajouté qu'aucune nouvelle installation n'était prévue pour le moment. Par la suite, de poursuivre le représentant de Rexfor, soit environ deux mois après le début des activités, l'usine opérera sur deux quart de huit heures afin d'en arriver à une plus grande rentabilité.

Création d'emplois

Le bois d'œuvre qui sera produit à St-Lé-, on sera expédié sur le marché outre-mer. Pour ce qui est des emplois, M. Moore a indiqué que le nombre de personnes qui seront affectées à L'usine sera sensiblement le même qu'auparavant et se situera aux environs de 50.

La volonté de consolider l'industrie du sciage au niveau de la Vallée de la Matapédia, et de maintenir les emplois existants déjà a ce niveau son-î­les principaux facteurs qui ont motivé Rexfor à venir investir à St-Léon-le-Grand. B. Bergeron

1980 - décembre

Rexfor se porte acquéreur des actifs de la co. forestière à St-Léon

Le président de la société d'Etat Rexfor, M. Michel Duchesneau, a fait savoir officiellement la semaine dernière que REXFOR s'était récemment portée acquéreur des actifs de la Compagnie Forestière St-Léon-le-Grand Inc.

Cette transaction a été effectuée par le biais d'une nouvelle filiale de REXFOR appelée «La Scierie Le-Grand Inc.»

Monsieur Duchesneau a souligné que «cette acquisition représentait une étape importante dans la restructuration des usines de sciage du Bas St-Laurent-Gaspésie et qu'elle s'inscrivait entièrement dans le -plan de relance de l'industrie du sciage de la région. Cette action contribuera de plus à stabiliser, à moyen terme, les approvisionnements en copeaux de la future papeterie du Bas St-Laurent-Gaspésie».

Cette prise de possession de REXFOR permet de relancer l'exploitation de l'usine d'une capacité de production de 20 millions de pmp. L'usine, qui devrait ouvrir ses portes en janvier 1981, procurera quelque 51 emplois en plus des emplois en forêt, qui sont estimés à 36.

 

1981 - janvier

La scierie de Saint-Léon est réouverte depuis deux semaines

La scierie de St-Léon-le-Grand, qui était fermée depuis un an, a réouvert ses portes depuis deux semaines, à la grande satisfaction de tous, à commencer par les nombreux employés qui y étaient autrefois affectés.

Rappelons que cette usine de sciage sera dorénavant opérée par la compagnie La Scierie Le Grand Inc, une filiale de la société Rexfor, qui a été créée en novembre dernier, à la suite d'un accord donné par le gouvernement du Québec, à l'effet que Rexfor s'implique pour une somme de $1.9 millions à St-Léon, sous forme de prêts et de capital action.


La scierie de Saint-Léon est réouverte depuis deux semainesPlusieurs emplois

Tel que l'a indiqué le directeur général de l'usine, M. Hugues Gosselin, pour commencer, histoire de s'assurer que l'usine et la machinerie qu'elle comprend sont en bonne condition, la scierie fonctionnera sur un quart de 10 heures, donnant ainsi de l'emploi à une vingtaine de personnes.

Par la suite, a poursuivi M. Gosselin, soit environ deux mois après le début des activités, l'usine opérera sur un deuxième quart de 10 heures, procurant ainsi du travail à une quinzaine d'autres personnes.

Selon les informations fournies par M. Gosselin, aucune modification majeure ne sera apportée à l'usine, celle-ci possédant l'équipement requis aux opérations de sciage. Toutefois, ce dernier n'a pas écarté la possibilité de remédier à des changements mineurs, comme ce fut le cas la semaine dernière, alors que les dirigeants de l'usine se sont vus dans l'obligation de remplacer un des moteurs de l'usine, soit celui de la déligneuse, qui s'était avéré défectueux au moment où on a débuté les activités.

Approvisionnements

Pour ce qui est des approvisionnements en bois, les dirigeants de l'usine ont précisé que l'on disposait de suffisamment de bois pour poursuivre les opérations jusqu'au début des nouvelles coupes du printemps, Rexfor ayant pris des précautions en ce sens.  A l'heure actuelle, a dit M. Gosselin,  on dispose de quelque 3.5 millions de pieds de bois qui proviennent à la fois des scieries Interbois de Ste-Florence et des Cèdres Laurentiens de Matane, qui ne sont plus en opération, et d'un chantier de coupe de 33 000 mètres cubes entrepris à St-Léon, par Rexfor, il y a quelques mois déjà.

Marché

A noter que la mise en marché du bois qui sera usiné à St-Léon sera assurée par Rexfor, qui l'expédiera sur le marché Américain et d'exportation.

Il va sans dire que la réouverture de la scierie de St-Léon sera très bénéfique car, en plus de donner de l'emploi à une soixantaine de personnes, soit 35 à l'usine et le même nombre en forêt, elle permettra de rehausser le niveau économique de cette localité. B. Bergeron

 

1981 - avril

Nouveau club Lions... à Saint-Léon

C'est depuis le 4 avril dernier, qu'est né à St-Léon-le-Grand un nouveau Club de services Lions. En effet, c'est à cette date que le Club a reçu officiellement sa charte, à l'occasion d'une soirée donnée en cet honneur. Plus de deux cents personnes, membres Lions, invités d'honneur et représentants de différentes associations paroissiales se sont réunies pour célébrer le départ des activités du Club.

M. le maire, Euloge Laplante et M. le curé Charles-Aimé Langlois, ont tenu à souligner lors de cette soirée, les effets positifs de développement et de collaboration que peuvent apporter un tel organisme. Le Club Lions de St-Léon-le-Grand entend répondre aux besoins de sa population et est prêt à SERVIR les intérêts de ceux-ci, à travers les orientations du Lionisme.

M. Jean-Marc Simard, président du Club, tient à remercier tous ceux qui par leur présence ont contribue au succès de cette soirée. Il annonce à toute la population de St-Léon et des alentours que bientôt, une soirée sera donnée pour amasser des fonds pour les œuvres et également pour informer les intéressés de nos activités et de nos objectifs. René-J. Gallant

 

1982 - mars

Inauguration d'une vacherie à Saint-Léon

Inauguration d'une vacherie à Saint-LéonLe quatorze de mars dernier fut inaugurée la vacherie de la ferme Lucien Guay et fils enregistrée de St-Léon-le-Grand. C'est monsieur le curé Charles-Aimé Langlois qui a bénit la vacherie et le ruban traditionnel fut coupé par monsieur Vital Landry agronome à Amqui. Le tout s'est poursuivi par une visite des lieux par le public, suivie d'une dégustation de vins et fromages.

La vacherie de la ferme Guay mesure deux cent cinquante-cinq pieds de longueur par quarante pieds de largeur. Elle s'ajoute à la grange étable déjà existante d'une longeur de cent pieds par quarante-deux pieds de largeur.

Cette vacherie est munie de matériel très moderne tel qu'un système de retrait automatique. Cette ferme était la deuxième à se procurer ce système de traite au Québec.

Vacherie à Saint-LéonCette nouvelle vacherie permet d'économiser beaucoup de temps. La ferme emploie trois hommes à temps plein et un employé à temps partiel et elle possède deux cents bêtes de type laitier.
En décrivant ce qu'est un système de retrait automatique, M. Lucien Guay nous a expliqué, que lorsque la traite est terminée pour une vache, l'appareil se ferme automatiquement et l'équipement de trayage est terminée pour se ranger.

M. Lucien Guay nous a révélé qu'il avait investi 121 000$ pour la modernisation de son système de traite, un système américain dont il est seulement le deuxième a posséder au Québec. La ferme Lucien Guay compte 8 1/2 terres et a une valeur totale avec ses bâtiments, équipement et machinerie, de 1 millions $.

 

1982 - mai

Des inventeurs de chez-nous

St-Léon- Une toute nouvelle entreprise vient d'être lancée dans la Vallée, et plus particulièrement à St-Léon-le-Grand. Il s'agit de Grichelco Valléen Inc., industrie qui a pour but particulier de manufacturer de nouvelles inventions et du matériel déjà existant mais entièrement repensé avec nouveaux principes et nouveaux design.

Des inventeurs de chez-nousTout a débuté par un groupe d'amis qui avait pensé qu'il existait sûrement des possibilités industrielles pour la Vallée. Déjà une des personnes du groupe, Rodrigue Couture, avait créé une invention que lui et ses amis jugeaient facilement commercialisable. A partir de ce moment, ils se sont demandés comment en arriver logiquement à manufacturer ce produit.

Déjà, ils en sont arrivés à tout d'abord opérer un garage se spécialisant dans la réparation de l'électricité automobile. Etait né, Le Grand auto électrique, sur le boulevard Gendron à St-Léon-le-Grand. Le but de ce premier pas, était bien entendu de se procurer quelques argents mais aussi d'acquérir certaines expériences dans l'administration d'entreprises et de voir les possibilités de former une équipes.

Ce garage a été en opération jusqu'en décembre 1981 et à partir de ce moment le groupe s'est concentrer à finaliser la première invention et entreprendre les premières étapes pour sa mise en marché. Parallèlement à cette démarche ils ont refait le design (la forme) d'une presse à métal en y ajoutant plusieurs commodités, celle-ci destinée principalement aux agriculteurs et la petite industrie.

Présentement, la nouvelle entreprise en est à la mise en marché de la fameuse presse et elle est déjà disponible sur demande. Dans le futur immédiat, ils désirent augmenter le marché de la presse pour la rendre accessible à un plus grand nombre ceux-ci étant certains de la qualité et de l'originalité de leur produit. Cependant, leur principale invention, que l'on ne peut encore dévoiler, en arrive à sa phase de fabrication et sa mise en marché. Celle-ci en surprendra plus d'un, par son caractère unique et des multiples services qu'elle saura rendre.

Toutes ces réalisations n'ont bien entendu, vu le jour qu'à force de travail et de persévérance de la part du groupe qui se compose de Rodrigue Couture l'inventeur et directeur de production dans la nouvelle entreprise. Claude Côté maintenant directeur des achats, Jean-Guy Blanchet, trésorier; Richard Côté, vice-président et Michel McNicoll président.

Tous ces gens ne veulent se prouver qu'une chose; c'est que la principale matière première de la Vallée se doit d'être la «matière grise». Espérons que les gens de la Vallée sauront encourager ce nouveau produit «Valléen» qui est en train de créer un nouveau secteur économique pour notre région. Alain St-Amand

 

1983 - août

Proforêt désire favoriser davantage l'achat du bois chez les producteurs privés

Le responsable de l'usine de sciage de Proforêt inc. à St-Léon-le-Grand, M. Jean-Guy Mailloux, a déclaré la semaine dernière que cette filiale de Rexfor avait l'intention d'acheter 60 000 m3 de bois aux propriétaires de boisés privés de la région au cours des prochains mois.

Selon M. Mailloux, Proforêt tente, par cet achat, de planifier sa production pour cet automne et cet hiver. La compagnie est disposée à acheter des billots de 12, 14 et 16 pieds. «Nos prix sont concurrentiels avec les autres entreprises» de poursuivre M. Mailloux.

Concernant le bois atteint par les tordeuses des bourgeons de l'épinette, M. Mailloux a mentionné que l'on n'a pas le choix et que l'on y est favorable, même si ça cause des problèmes à l'usine, lors de la transformation.

Reprise des opérations ..

Pour l'instant, l'usine de St-Léon-le-Grand s'affaire à transformer les inventaires qu'elle reçu père en forêt.
On se rappellera qu'elle avait cessé ses opérations le 4 février dernier et ne les a reprises que le 18 juillet. La transformation de ce bois devrait se terminer au début du mois de novembre.
En plus d'opérer avec deux quarts de travail, regroupant 50 travailleurs au total, l'usine de St-Léon-le-Grand va fonctionner les fins de semaines, uniquement pour fabriquer des copeaux. Cette ouverture les fins de semaines devrait permettre la création de dix emplois à temps partiel.

Toujours selon M. Mailloux, la scierie opérera tant que les marchés de copeaux seront ouverts. Actuellement la compagnie a des marchés pour écouler des copeaux avec une usine de pâtes et papiers, la Consolited Bathurst de New-Richmond et l'usine de panneaux-meubles à Sayabec.

Finalement, M. Mailloux a affirmé que si la réponse de la population est favorable on pourrait conserver une clientèle permanente en forêt privée. L'objectif de Proforêt serait de transformer annuellement 125 000 m3 de bois provenant de boisés privés. André Parent

 

Grichelco toujours à l'action !

Bien que l'on ait peu entendu parler de l'entreprise Grichelco Valléen depuis quelques mois, ce nouveau-né matapédien est toujours à l'œuvre et va toujours de l'avant.

Lors de la dernière conférence de presse, on avait surtout mis l'accent sur le Gricocel et sur le prototype d'éolienne." Cependant, ces derniers ont fait peu de bruit et, pour cause, par ce qu'ils n'ont pas encore atteint le stade de la production en série. Ils suivent présentement la démarche normale avant leur mise en marché. Pour le Gricocel, ce générateur électrique à installer sur une auto, le dénouement est proche et les premiers éléments devraient probablement apparaître vers le printemps. Il est présentement au C.R.I.Q. pour subir les derniers essais.

Quant à l'éolienne expérimentale, qui fournira de l'alternatif soit de 110 ou de 220 volts, un deuxième prototype, plus définitif celui-là, est maintenant construit et mis à l'épreuve.
Comme on peut le voir tout est bien vivant pour ces nouvelles inventions qui devraient donner leurs premiers résultats concrets dans les prochains mois.

Machinage
Mais ce qui a le plus retenu les énergies des membres de Grichelco depuis près d'un an, c'est la partie machinage de l'entreprise.Mais ce qui a le plus retenu les énergies des membres de Grichelco depuis près d'un an, c'est la partie machinage de l'entreprise. Ainsi, selon les dires des dirigeants de la jeune entreprise, presque tous les moulins à bois de la Vallée apportent régulièrement du travail de machinage soit de leurs machineries fixes ou de celles en forêt. Même chose pour des agriculteurs qui apprécient les possibilités offertes par les nombreuses machines outils de Grichelco.

Du côté industriel, Grichelco Valléen a également fait une percée en machinage puisqu'il a décroché un contrat ce printemps auprès de l'usine «Les Panneaux de la Vallée Inc.», pour la confection de pièces spécialisées pour, la presse géante. Ce contrat a permis de faire connaître la qualité du travail Grichelco chez la grande industrie. Déjà d'autres contrats, de plus grande envergure encore, s'annoncent possibles pour la petite entreprise de St-Léon le Grand et l'avenir s'annonce excellent pour le machinage.

Et plus?
Mais Grichelco Valléen ne désire pas en rester là et d'autres produits s'annoncent, certains qui sont déjà en cours de production.

C'est le cas pour la nouvelle tour de télévision qui couronne déjà plusieurs maisons de la région. Celle-ci est surtout spéciale par son installation sur remorque qui permet de choisir autour d'une maison le site idéal de localisation pour capter les ondes.

Comme on peut le voir, avec ses 4 employés permanents et quelques temporaires Grichelco se porte bien, et poursuit sa lancée dans l'innovation. Alain St-Amand

 

1983 - septembre

Une championne à Saint-Léon-le-Grand

Une championne à Saint-Léon-le-GrandOn voit ici la magnifique vache bébé de race Holstein, propriété de la ferme Vital Dubé de St-Léon-Ie-Grand, qui s'est méritée une première place pour le meilleur pis dans la classe des animaux laitiers, lors de l'exposition régionale de Rimouski tenue il y a quelques semaines.

 

1984 - octobre

Médaille d'argent de l'Ordre du mérite agricole

Médaille d'argent de l'Ordre du mérite agricoleLa ferme de Lucien Guay et fils de Saint-Léon-le-Grand - Lors d'une réception officielle au Château Frontenac de Québec, le 30 août dernier, M. Lucien Guay et son épouse Maria Lévesque ainsi que M. Gérard Guay et son épouse Cécile Barrette de St-Léon-le-Grand recevaient une médaille d'argent de l'Ordre du Mérite Agricole.

Cette distinction est donnée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec aux agriculteurs qui ont fait preuve d'esprit d'entreprise en améliorant la qualité de leur ferme au cours des 5 dernières années.

C'est en accumulant 826 points sur un maximum de 1,000 points que la Ferme Lucien Guay et Fils s'est classée au nombre des 41 médaillés d'argent de la région désignée pour le concours de 1984; ce concours, qui touche notre région qu'une fois tous les 5 ans, se rapportait aux comtés de Témiscamingue, Abitibi, Roberval, Chicoutimi, Lac St-Jean Est et Ouest, Charlevoix, Saguenay, Rimouski, Matane, Matapédia, Gaspé Nord, Sud et Bonaventure.

Evolution de la ferme

La Ferme Lucien Guay et Fils est une ferme familiale: acquise par M. Adélard Guay vers 1900, elle fut achetée par M. Lucien Guay en 1949 et en 1977, il y a association de Lucien Guay avec son fils Gérard et une société est crée pour garantir la progression de la ferme.

C'est en 1969 que la Ferme Guay prend un tournant décisif quant à l'orientation de sa production, elle se centre désormais sur la production laitière: et, grâce à la capacité d'entreprise et à la personnalité dynamique de M. Lucien Guay, la ferme s'engage sur la voie du progrès.

Situation actuelle de la ferme

En 1984, l'état de la ferme correspond aux projections de M. Lucien Guay et confirme qu'il a misé juste en optant pour la production laitière; évaluée à 1 million et demi, la Ferme Lucien Guay et Fils compte 96 vaches à lait et une centaine de taures de remplacement; sa superficie totale est de 596 acres répartis en 276 acres de culture, 240 acres de boisé et de 80 acres de pacage.

Aux 2 remises et à la vacherie, s'ajoute tout l'équipement moderne nécessaire à l'efficacité de rendement de la ferme d'envergure: 2 silos de 700 tonnes chacun, une trayeuse automatique, 700 pieds de ligne de lait, un réservoir de 1000 gallons, un récupérateur de la chaleur du lait et un écureur. La même préoccupation se retrouve dans la machinerie qui assure la culture, la récolte et l'entreposage du grain.

 

1985 - avril

Appuis du club Lions de St-Léon à divers organismes

Appuis du club Lions de St-Léon à divers organismes

Le club Lions de St-Léon-le-Grand a remis, au cours de l'année 1984 plus de 3 700$ en dons. La fabrique de St-Léon a reçu pour sa part 2 335$, l'église d'Amqui 600$, paniers d'épiceries pour familles nécessiteuses 250$, activités étudiantes à l'école St-Léon 125$, la brigade ambulancière St-Jean de St-Léon 100$ et 300$ à différentes associations.


Bien entendu le bénévolat des membres du club Lions de St-Léon-le-Grand joue un rôle important pour la récupération de ces argents. Il va sans dire également, que sans le support de la population, les résultats obtenus n'auraient pas eu le même impact. Bernard Jean, publiciste

1985 - septembre

Un cadeau Lions à la municipalité de St-Léon

Un cadeau Lions à la municipalité de St-LéonC'est dimanche, le 1er septembre 1985, que le président sortant du Club Lions de St-Léon, monsieur Gilles Roussel, remettait officiellement à Madame Lucienne Lévesque, mairesse de St-Léon, l'enseigne lumineuse, érigée face à l'église. C'est sous le mandat de monsieur Roussel que s'est concrétisé ce projet de plus de 5000$.

Cette enseigne lumineuse, à double face, intègre un thermomètre, une horloge et un panneau pour les messages, et est surmontée du mot «Bienvenue» encadré du sigle Lions International! et des armoiries de St-Léon.

C'est grâce à la collaboration du Conseil municipal, de la Fabrique de St-Léon et du Club Lions local que ce projet a pu se réaliser. Les coûts de la préparation du terrain, lequel nécessitait du remplissage, et du nivellement, furent défrayés par la municipalité, et exécutés par les employés municipaux.

Lors de la cérémonie d'inauguration, monsieur le curé St-Pierre procéda à la bénédiction de l'enseigne et monsieur Roussel invita tous les organismes de la paroisse à profiter du panneau d'affichage pour faire connaître leurs activités à leurs membres, ainsi qu'à la population. Après la cérémonie, les personnes présentes dégustèrent un vin d'honneur offert par la Municipalité. Gratien Langlois

 

1985 - octobre

50e anniversaire de fondation des Fermières de St-Léon

Le Cercle de Fermières de St-Léon-le-Grand a fêté, en juin dernier, son 50e anniversaire de fondation. A cette occasion, une exposition d'artisanat et d'antiquités était offerte au public, qui a pu apprécier la grande dextérité manuelle des fermières.
Lors de la messe, chantée par le curé Robert St-Pierre, une gerbe de fleurs fut remise aux doyennes du Cercle: Mmes Edith Lapointe et Claudia Lévesque. On a aussi souligné les réalisations de Mmes Louisa Albert, Cécile Pelletier et Louiselle Michaud en les nommant: «Femmes de défi».

Les comités de liturgie et de pastorale de la paroisse ont remis, au Cercle de Fermières, une magnifique plaquette représentant l'insigne des Fermières, en guise de reconnaissance.

Après la messe, un vin d'honneur fut servi, suivi d'un buffet froid auquel assistaient plusieurs ex présidentes du Cercle: Mmes Henri Decourval, Rachel Boudreault, Eva Valcourt, Margot Lavoie, Germaine Lavoie, Denise Fournier et Eliane Pelletier.

On notait également la présence d'anciennes secrétaires: Mmes Yvette Jacques, Cécile Pelletier, Esther Potvin et Louiselle Michaud.

  Mme Claudia Lévesque et Mme Edith Lapointe.
Les doyennes. De gauche à droite:
Mme Claudia Lévesque et Mme Edith Lapointe.

Pour souligner l'année internationale de la jeunesse, les Fermières profitaient de cette soirée pour remettre une plaquette-souvenir à Alain Fournier dans la catégorie 0 à 15 ans et à Hubert Turcotte dans la catégorie 16 à 25 ans. Elles honoraient aussi les Pères de l'année 1985, Messieurs Jules Potvin et Philippe Drapeau.

La présidente régionale de la fédération 02 a remis au Cercle, une plaque commémorative et Mme Elaine Pelletier, présidente des fêtes du 50e anniversaire, leur offrait un album-souvenir. Les Fermières tiennent à remercier chaleureusement les Fermières d'Amqui qui ont aidé aux recherches des années 1922 à 1930; le Comité exécutif, pour le bon fonctionnement des festivités; M. Adélard Blouin, maître de cérémonie et photographe, ainsi que tous les commanditaires. Laurence Paquet
Relationniste

 

Un comité de citoyens pour contrer la perte d'emplois prévue

Suite à une rencontre du Conseil municipal et d'une vingtaine de représentants d'organismes de St-Léon-le-Grand avec des porte-parole de Les Bois de l'Est (1985) Inc., mardi le 22 octobre dernier, les contribuables de l'endroit sont invités à participer à une rencontre de formation d'un Comité de citoyens pour contrer la perte d'emplois prévue à la scierie de St-Léon.

En effet, selon les informations fournies, par MM. Réjean Fafard, président et chef des opérations, Guy Gaudet, directeur général, et Jean-Pierre Lafrenière, responsable des usines de Les Bois de l'Est à Lac-au-Saumon et St-Léon, l'usine de St-Léon devra à plus ou moins court terme être modernisée et transformée pour produire des équarris, ce qui pourrait causer une diminution de plus de la moitié du nombre d'emplois (passant de plus d'une vingtaine à sept ou huit).

D'après M. Fafard, le principal problème rencontré par l'usine de St-Léon, qui produit du bois moyen/gros, c'est la saturation du marché pour le bois à pâte; ce serait d'ailleurs pour cette raison qu'on a dû fermer les porte de l'usine pour l'hiver.

C'est pour étudier cette situation, mais surtout pour chercher des moyens de compenser la perte d'emplois prévue, que tous les citoyens  de St-Léon intéressés au développement économique et à la survie de l'industrie du sciage dans leur localité sont conviés à une rencontre d'information, qui se déroulera ce soir, mardi le 29 octobre, à compter de 20h00 au sous-sol de l'église.

Selon la mairesse de St-Léon, Mme Lucienne Soucy-Lévesque, il est vrai qu'on ne peut arrêter le progrès; mais en réfléchissant et en réagissant, l'implication de la population locale peut faire surgir d'autres solutions. Sylvie Boudreault-Lambert

 

1986 - janvier

Le comité de citoyens de St-Léon élargit son action...

Formé d'abord, pour répondre à la volonté de la population de maintenir les avantages économiques reliés à l'opération de l'usine de sciage située dans leur municipalité, le comité de citoyens de St-Léon-le-Grand a décidé d'élargir son action en se donnant comme objectif l'amélioration de la santé économique de leur communauté par l'élaboration d'un plan de développement basé sur des projets concrets.

Après une entente avec A.D.E.R. (Agence de développement économique régional), le comité a maintenant à sa disposition une personne-ressource. Il s'agit de M. Jean Laliberté.

En vue de réaliser ce nouvel objectif, le comité a confié à M. Laliberté le mandat de rechercher et d'évaluer les possibilités de réalisation de proiets concrets tant dans le domaine de la forêt, de l'agriculture, du tourisme que dans celui de la transformation.

Conscient des difficultés que peut rencontrer la réalisation de son objectif, mais aussi confiant dans les ressources de la population, le comité invite tant les groupes que les individus à lui accorder leur plus plus étroite collaboration.

Toute personne désirant rejoindre la personne-ressource du comité pourra le faire en communiquant aux numéros suivants: 743-2914 ou 743-5591.

 

1986 - mai

Comité de citoyens de St-Léon et développement...

Mis sur pied il y a quelques mois pour aider à sauvegarder des emplois à St-Léon-le-Grand, le Comité de citoyens de l'endroit proposera à la population locale, le mardi 20 mai prochain, des possibilités pour élargir son mandat.

Ainsi, lors de cette assemblée très importante, les membres du Comité interrogeront leurs concitoyens sur leur volonté de s'impliquer pour le développement de la municipalité; ils suggéreront aussi un projet de Comité de développement, et divers moyens pourraient être avancés si la réponse de la population est positive.

C'est suite à une étude réalisée par M. Jean Laliberté, grâce à l'aide financière de l'Agence de développement économique régional (A D.E.R.), que les 15 membres du Comité actuel ont pris la décision de consulter les contribuables de St-Léon.

Cette étude, visant à déterminer quoi faire pour développer la localité, a en effet révélé que les résidents sont prêts pour le développement, mais qu'on note aussi un manque flagrant d'entrepreneurship: des quelque 200 personnes interrogées, la plupart approuvent le principe du développement local, mais peu d'entre elles manifestent le désir de s'impliquer.

Le président du Comité de citoyens, M. Emmanuel Lavoie, a rappelé que la naissance du regroupement avait fait suite à une rencontre avec des porte-parole de Les Bois de l'Est Inc., alors que plusieurs dizaines d'emplois étaient menacés au moulin de St-Léon.

Le Comité s'était par la suite impliqué dans le dossier de la diminution de la taxe-ascenseur sur les carburants, les détaillants de St-Léon étant lésés puisqu'ils bénéficiaient d'une baisse beaucoup moins considérable que leurs confrères d'Amqui (voir autre texte, suite au dépôt du budget Lévesque).

Par ailleurs, selon M. Jean-Guy Rioux, l'un des trois membres du sous-comité chargé de préparer le projet de Comité de développement, on espère réunir quelque 150 participants à la rencontre du 20 mai prochain: après une présentation de l'historique du Comité de citoyens, des démarches et résultats de l'enquête de M. Laliberté et de la conclusion à laquelle en est venu le Comité, ce sera à la population de démontrer sa volonté d'embarquer. Sylvie Boudreault-Lambert

St-Léon a maintenant son Comité de développement

Les citoyens de St-Léon-le-Grand se sont dotés.Les citoyens de St-Léon-le-Grand se sont dotés, la semaine dernière, d'un véritable comité de développement économique; la soixantaine de participants à la rencontre publique tenue le mardi 20 mai a en effet élu sept administrateurs, chargés de stimuler le développement de différents domaines dans la municipalité.

C'est à la suite d'une étude demandée par le Comité de citoyens de St-Léon, visant à déterminer quoi faire pour développer la localité, qu'un sous-comité avait recommandé de changer le mandat du Comité de citoyens mis sur pied à l'origine pour aider à sauvegarder des emplois menacés à l'usine de sciage de St-Léon.

Rappelons que le Comité de citoyens s'était par la suite impliqué dans le dossier de la diminution de la taxe-ascenseur sur les carburants: les détaillants de St-Léon étaient lésés dans ce dossier, bénéficiant d'une baisse beaucoup moins importante que leurs confrères d'Amqui. Le budget présenté par M. Gérard D. Lévesque le jeudi 1er mai dernier a toutefois rétabli la situation.

Après la réunion publique du 20 mai, les administrateurs élus ont procédé au choix des officiers et chacun s'est attribué un secteur d'activités particulier: M. Jean-Guy Rioux assumera ainsi les fonctions de président; M. Jean Laliberté est vice-président et responsable du secteur agriculture; Madame Suzanne Beaulieu est secrétaire exécutive et responsable des loisirs et du tourisme; M. Gervais Gagnon est trésorier et s'occupe des finances.

MM. Jean-Marc Simard, secteur des services, Michel McNicoll, transformation et fabrication, et Laurier Rioux, pour le domaine du bois et de ses produits, complètent le conseil d'administration du nouveau Comité de développement économique.

Dans le but d'établir un budget pour en arriver à se donner une permanence, le Comité a débuté dès le 20 mai dernier la vente de cartes de membres: une trentaine de personnes présentes à la première rencontre ont alors accepté d'effectuer cet investissement.

Selon le président du Comité, M. Jean-Guy Rioux, on espère atteindre d'ici quelques semaines l'objectif de 100 cartes. «Nous sommes très confiants d'ajouter M. Rioux, parce qu'à plus ou moins long terme, tous les citoyens de St-Léon profiteront des effets bénéfiques de l'existence du Comité de développement économique dans la localité». Sylvie Boudreault-Lambert

 

1986 - juin

Une année exceptionnelle pour la Caisse populaire de St-Léon

Une année exceptionnelle pour la Caisse populaire de St-LéonNous apercevons sur la photo M. Pierre Jean, président de la Commission de crédit, M. Louis-Philippe Turcotte recevant une plaque-souvenir pour ses 17 années de loyaux services à titre de membre de la commission de crédit et M. Gérard Desjardins, président du conseil d'administration.

Pour son exercice terminé le 28 février dernier, la Caisse populaire de St-Léon-le-Grand, grâce aux ressources dont elle dispose, à la qualité des services qu'elle offre et à la confiance de ses membres, a obtenu d'excellents résultats.

C'est ce qu'a déclaré le président de la Caisse, M. Gérard Desjardins, lors de l'assemblée générale de cette institution, tenue lundi soir à St-Léon-le-Grand en présence d'une centaine de sociétaires.

Au terme de l'exercice financier (le 28 février 1986), l'actif de la Caisse atteint 7 311 088$ comparativement à 6 125 528$ l'an dernier, soit une progression de 19,35%. Du côté des prêts, on note une hausse de 18,5% pour un portefeuille de prêts de 5 823845,$.

La Caisse a donc terminé son année financière avec un trop-perçu de 117 450,$ dont
95 210,$ seront versés à la réserve générale pour la porter à 428 687,$ soit 7,2% du passif dû aux membres.

Lors de la période d'élections, Mesdames Anne-Marie Brochu, Mariette Otis et M. René Albert ont été réélus au conseil d'administration. A la Commission de crédit, M. Albert Plourde qui terminait le terme de M. Louis-Philippe Turcotte, a été réélu et au conseil de surveillance, Mme Lucienne S. Lévesque remplace M. André Lapointe.

Lors de cette réunion, nous avons souligné les 17 années de loyaux services de M. Louis-Philippe Turcotte à titre de membre de la Commission de crédit et une magnifique plaque-souvenir lui a été remise.

Immédiatement après l'assemblée générale, les membres des trois conseils se sont réunis afin de connaître les fonctions de chaque dirigeants. Au conseil d'administration, M. Gérard Desjardins a été réélu président, M. Serge Imbeault, vice-président et M. Georges Deroy, secrétaire. A la Commission de crédit, M. Pierre Jean a été réélu président et au Conseil de surveillance, Mme Ghislaine St-Gelais a été réélue, présidente.

La Caisse populaire de St-Léon-le- Grand, des ressources à votre service et des services adoptés à vos besoins.

Pour renseignement additionnels, Jean-Marc Simard, directeur.

 

1986 - juillet

On refuse les offres à St-Léon-le-Grand

Les 11 travailleurs de l'usine de Les Bois de l'Est du Québec inc. de Lac-au-Saumon ont accepté majoritairement, la semaine dernière, les offres de leur employeur, tandis que leurs confrères de l'usine de St-Léon-le-Grand refusaient les conditions qu'on leur proposait.

Selon le porte-parole de l'Union des bûcherons qui représente les deux groupes d'employés, M. Raymond Horth, le syndicat aurait reçu l'assurance de la partie patronale que les activités pourront reprendre à l'usine de Lac-au-Saumon d'ici le mois de septembre: dès les prochaines semaines, on s'attend à des opérations en foret.

A St-Léon-le-Grand, c'est par un vote très serré que les 42 travailleurs ont refusé les offres patronales. Au dire de M. Horth, le principal point d'achoppement est le refus de Les Bois de l'Est à accorder un rétroactif: «Dans les conditions actuelles, d'ajouter M. Horth, un gel des salaires est inacceptable.»

Toujours d'après le représentant de l'Union des bûcherons, les employés de Lac-au-Saumon ont pour leur part obtenu un rétroactif, mais selon lui, il n'y avait pas beaucoup d'avancement la semaine dernière comparativement aux négociations des 14 et 15 avril derniers à Amqui: le fait que l'employeur ait stipulé que la réouverture de l'usine est conditionnelle à la signature d'une convention collective aurait peut-être pu faire pencher la balance.

Au moment d'écrire ces lignes, lundi matin, M. Claude Viens, directeur des Ressources humaines à Les Bois de l'Est inc., n'avait aucun commentaire à transmettre aux médias:
« On évalue présentement la situation, explique-t-il, et je ne peux vous en dire plus pour l'instant...»

De son côté, tout en se montrant confiant de la réouverture de l'usine de Lac-au-Saumon, M. Raymond Horth estime qu'on ne peut être certain de rien tant que la convention des employés du Centre de traitage de Matane ne sera pas négociée. Une rencontre entre les deux parties est d'ailleurs prévue le mercredi 16 juillet. Sylvie Boudreault-Lambert

 

1986 - septembre

Les maires jumeaux de la Matapédia

On retrouve, à la table de la Municipalité régionale de comté (M.R.C.) de la Matapédia.On retrouve, à la table de la Municipalité régionale de comté (M.R.C.) de la Matapédia, une situation qui ne s'est vue nulle part ailleurs au Québec, et sans doute même au Canada: depuis 1985, le frère et la sœur, jumeaux, siègent ensemble à cette même table.

M. Lucien Soucy est maire de St-Alexandre-des-Lacs depuis 1965, à la fondation du conseil municipal, à l'exception de deux mandats (1969 à 1971), qu'il n'a pu réaliser pour des raisons de santé. Sa sœur jumelle, Mme Lucienne Soucy-Lévesque, occupe le poste de mairesse de St-Léon-le-Grand depuis janvier 1985; d'abord par intérim, suite au décès du maire Laplante à la fin de l'année 1984. Mme Soucy-Lévesque a été élue «officiellement» à la mairie le 7 novembre 1985.

Les «maires jumeaux» de la Matapédia sont nés le 24 juin 1926, à St-Ulric-de-la-Rivière- Blanche, non loin de Matane. Après plusieurs années à La Rédemption, Mme Lucienne s'est établie dans la Vallée il y a 40 ans: d'abord à St-Zénon du Lac-Humqui puis, en 1965, à St-Léon.

Impliquée dans de nombreux organismes de la municipalité depuis longtemps, c'est à la demande de ses concitoyens qu'elle a brigué un siège de conseillère en 1983.

Bien que la rage de la potitique n'ait jamais couru dans la famille, Mme Soucy-Lévesque connaissait la chose municipale, son défunt époux ayant complété deux mandats de maire.

«Être maire, c'est exigeant, ça demande beaucoup, déclare Mme Soucy-Lévesque; mais les temps durs, ça t'enrichie...». Sylvie Boudreault-Lambert

 

1986 - octobre

Le comité de développement économique reprend ses activités

Après la relâche estivale, le Comité de développement économique de St-Léon-le-Grand a repris ses activités En effet les administrateurs se sont rencontrés à quelques reprises pour élaborer un plan d'action révisé.

C'est sûr qu'avant de lancer de nouvelles entreprises, nous voulons assurer la survie des entreprises existantes. Comme vous le voyez, y a du pain sur la planche. Pour l'instant quelques projets sont sur la table, mais nous n'en sommes qu'à l'étape du débroussaillage et l'on ne peut élaborer davantage, sinon pour dire que l'agriculture et la forêt sont, bien entendu, des priorités et qu'un embryon de projet touristique flotte dans l'air.

Au cours de l'été, nous avons rencontré nos deux députés MM Jean-Luc Joncas au Fédéral et Henri Paradis au Provincial. Chez les deux nous avons reçu un accueil empressé et l'assurance d'une complicité réconfortante.

Disons que St-Léon est sur la longueur d'ondes du développement économique et que l'avenir est prometteur. Nous comptons sur la bonne compréhension de nos membres et invitons les non-membres à nous appuyer.

Nous comptons bien impliquer les commerçants et les entrepreneurs tout en suscitant des investisseurs et de nouveaux entrepreneurs.

Tous nos efforts se font en étroite concertation avec la COPEM et l'ADER. Jean-Guy Rioux Président

 

1987 - février

Fin de la Coopérative de St-Léon ...

Curieuse ironie du sort, qui veut qu'à l'aube de sa cinquantième année d'existence, l'Association Coopérative de St-Léon-le-Grand mette fin à ses jours.

Bilan: fermeture de l'épicerie et de la meunerie et perte nette de quatre emplois. Mais de l'aveu même du secrétaire de la Coopérative, M. Dan Guimond, on n'avait pas réellement le choix.

De l'avis de M. Guimond, les membres de l'Association coopérative de St-Léon-le-Grand ont pris la meilleure décision afin de sauvegarder leur capital social. Car précisons bien, la Coopérative de St-Léon-le-Grand ne fait pas faillite mais est absorbée par la Coopérative fédérée du Québec.

Fusion ou faillite
Les problèmes financiers de la Coopérative n'étaient pas nouveaux, mais avant de lancer la serviette les membres avaient demandé au Conseil d'administration de faire une nouvelle tentative.
Les problèmes financiers de la Coopérative n'étaient pas nouveaux, mais avant de lancer la serviette les membres avaient demandé au Conseil d'administration de faire une nouvelle tentative.

Un secrétaire-gérant a été embauché en mai 1986 en la personne de M. Dan Guimond. Il a fait rapidement le constat que la clientèle avait délaissé la Coopérative, notamment l'épicerie qui grevait considérablement les revenus de l'entreprise.

Au bout de quelques mois, il devint bien évident que des solutions drastiques devaient être appliquées au risque de faire tout simplement faillite.

Il fallait fermer l'épicerie déficitaire ainsi que les activités de meunerie pour ne conserver que la quincaillerie, mais l'opération était incertaine n'ayant pas les ressources nécessaires pour se moderniser. Restait donc la fusion et des démarches furent entreprises dans ce sens auprès de la Coopérative fédérée, mais comme la loi des coopératives ne permet par de tels gestes en cours d'année fiscale, il a été proposé de louer l'ensemble des installations jusqu'à la fin de l'année financière, qui se termine le 30 octobre 1987. Location qui consiste tout simplement à transférer les frais d'opération à la Fédérée.

C'est donc avec cette proposition que le C.A. de la coopérative a convoqué ses membres lundi le 9 février, qui après discussion, ont accepté la position de leurs administrateurs. Après la rencontre les choses furent conclues, avec les représentants de la Fédérée et à partir de là, les choses n'ont pas traîné.

Dès le lendemain matin, les serrures de tous les bâtiments et la combinaison du coffre sont changées et on annonce la mise à pied de 4 employés, dont le gérant M. Guimond. Ce dernier a d'ailleurs quitté son poste vendredi dernier mais demeure tout de même secrétaire de la Coopérative jusqu'à l'absorption et disparition définitive le 31 octobre prochain.

La meunerie pour les vracs est déjà fermée depuis samedi dernier, le 14 février, l'épicerie suivra dans les prochains jours, puisqu'elle est déjà en vente de liquidation. Seule survivra la quincaillerie qui sera réaménagée à l'intérieur de l'actuelle épicerie entièrement modernisée. Le reste dépendra des installations de la Fédérée à Amqui.

De l'avis de M. Guimond, les solutions mise en marche sont nécessaires et il dit qu'il s'attendait à sa mise à pied, le personnel requis pour la quincaillerie n'étant que de deux employés. Mais il avoue avoir été un peu déçu de la façon cavalière avec laquelle le nouveau propriétaire a agis.

Mais il soutient tout de même que les décisions prises dans ce dossier par le C.A., les membres et la Coopérative fédérée étaient les bonnes.

Le capital des membres est actuellement gelé mais sera intégré et donc disponible à la Fédérée dès l'absorption.

C'est donc une autre des rares coopératives indépendantes qui disparaît, mais pour M. Guimond le mouvement coopératif se doit de s'unir pour lutter à forces égales avec les multinationales. Le système coopératif se doit de tourner la page. Alain Saint-Amand